• Christine Deschênes

Ça pourrait être toi, moi, une sœur, une amie, une voisine.

Mis à jour : 25 nov. 2019

Elle était là qui t’attendait au détour, dans les méandres de la nuit. Silencieuse, sournoise et rusée. Comme un prédateur qui observe sa proie avant de décider si elle sera ou non sa prochaine victime. Tu sentais sa présence. Depuis un moment déjà tu avais le sentiment de ne jamais être seule. Elle te suit, te traque. Impossible de pouvoir la déjouer. Toi la super maman, tu te croyais assez forte, pourtant, elle t’a piégé. Jamais tu n’aurais pensé qu’avec ta clarté et ta vivacité d’esprit tu n'arriverais pas à la semer. Comme tu te leurrais! Tu t’es construit de toutes pièces au dédale du temps, une armure qui, croyais-tu, te rendait invisible à ses yeux. Toi, la chevalière fière et orgueilleuse, toi l’aventurière que rien n’arrête jamais : tu n’as rien vu venir. Mais t’es-tu seulement arrêté pour regarder l’invisible?



Tu avais écouté du coin de l’œil des reportages sur sa façon d’opérer pour nous prendre dans ses filets. Une femme avertie en vaut deux, t’étais-tu dit, mais même à deux, vous ne faites pas le poids. Et que dire de sa grandeur? Même en regardant vers le soleil tu n’arriveras pas à déterminer sa longitude, comme si tout l’espace était envahi par la lourdeur de cette chose affreuse. Et maintenant que faire? Continuer de te débattre en sachant très bien que tu t’enfoncerais comme dans du sable mouvant? Ou encore rester là à t’avouer vaincue? Évidemment, ce serait contre-intuitif, mais ne dit-on pas que l’on doit parfois lâcher-prise? Lâcher-prise pour se permettre de prendre conscience de la réalité : tu es forte, mais pas infaillible. Seule tu n’y arriveras peut-être pas. C’est la force de l’ensemble qui pourra te guider et t’outiller vers une issue de secours afin de déjouer ce monstre qui te hante. Alors: n’attends pas... Si tu te sens traquée et piégée par cette chose que l’on appelle la dépression : parles-en! C’est la meilleure solution qui s’offre à toi. Tu n'es pas seule. Tu n'es pas la première et ne sera surement pas la dernière, mais tu t'en sortiras.


« La vie est une longue histoire : un mauvais chapitre ne désigne pas la fin du livre. »





« Les études rapportent que la dépression post-partum (dépression majeure) touche environ 7 % des mères au cours des trois premiers mois suivant l’accouchement. Elle peut toutefois affecter jusqu’à 19 % des femmes dans le cas d’une dépression légère. …le nombre de mères présentant des symptômes dépressifs atteint aussi un sommet pendant la période trois à six mois après l’accouchement (environ 41 %). » www.naitreetgrandir.com

Les symptômes qui devraient sonner l’alarme :


· profonde tristesse sans raison apparente;

· épuisement permanent ou des problèmes de sommeil (dormir trop ou pas assez);

· sentiment de dévalorisation ou une culpabilité excessive (impression d’être une mauvaise mère, difficulté à établir un lien avec votre bébé);

· sentiment d’irritabilité et de refus de votre bébé;

· extrême anxiété (surtout en ce qui a trait au bien-être de votre enfant);

· incapacité à vous occuper correctement de votre enfant;

· désintérêt pour les activités ou un manque de plaisir durant celles-ci;

· changement de l’appétit;

· Sentiment que les choses ne s’amélioreront jamais.


Quoi faire? Consulter son médecin, appeler info-santé au 811 ou la ligne info-parents au 1-800-361-5085



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